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La Revue Médicale de Liège est un outil de formation médicale continue s'adressant tant aux généralistes qu'aux spécialistes et aux étudiants.

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2020 - volume 75 (4)

 
L’image du mois. Compression médullaire liée à une métastase d’un cancer thyroïdien préalablement non diagnostiqué

Lorenzo Villalba N , Saint-Mezard V , Alonso Ortiz MB , Cordoba Sosa Z , Andrès E , Zulfiqar AA

Rev Med Liege 2020, 75(4),201-202

Résumé : Nous présentons le cas clinique d’une femme âgée de 73 ans se présentant au service des Urgences avec une compression de la moelle épinière secondaire à une lésion de masse au niveau de la vertèbre T2 et nécessitant une intervention chirurgicale d’urgence. La lésion est compatible avec un carcinome papillaire de la thyroïde. La patiente avait bénéficié d’une thyroïdectomie dans un contexte de goitre multinodulaire 6 ans auparavant. Une relecture de la pièce anatomopathologique confirme la présence d’un carcinome papillaire de la thyroïde non diagnostiqué au départ.

Comment je traite... par anticoagulants la thrombose veineuse profonde des membres inférieurs après la phase aiguë

Girbea A , Sprynger M , Moonen M , Lancellotti P

Rev Med Liege 2020, 75(4),203-209

Résumé : Le traitement de la thrombose veineuse profonde des membres inférieurs comprend trois étapes : le traitement initial qui inclut les 5 à 21 premiers jours, le traitement au long cours qui dure 3 à 6 mois et un éventuel traitement prolongé, d’une durée non définie. Après 3 à 6 mois d’anticoagulation, se pose le problème de l’arrêt éventuel du traitement ou de la réduction de posologie. Evaluer le risque de récidive à l’arrêt du traitement est parfois une gageure en cas de maladie thromboembolique non provoquée. De même, l’évaluation du risque hémorragique peut être difficile. La décision doit donc être personnalisée et réévaluée régulièrement. Dans la mesure du possible, elle doit aussi tenir compte des préférences et du mode de vie des patients (sports à risque, sédentarité, observance,...). Des études ultérieures sont nécessaires afin de mieux évaluer les risques individuels et d’adapter la prise en charge.

Cas clinique. Aniridie post-traumatique à distance d’une opération de cataracte

Dequinze M , Collignon N , Rakic JM

Rev Med Liege 2020, 75(4),210-212

Résumé : L’aniridie post-traumatique est une complication peu fréquente d’un traumatisme oculaire à globe fermé. Lorsqu’elle est complète, il s’agit d’une déchirure sur 360° de la racine de l’iris à son insertion au corps ciliaire. Depuis l’avènement de l’utilisation de micro-incisions cornéennes en chirurgie de cataracte, la déchirure complète de la racine de l’iris a été observée sur plusieurs patients ayant subi un traumatisme violent. Nous rapportons le cas d’un patient, opéré de cataracte 15 ans auparavant, qui présente une aniridie complète suite à une chute.

Cas clinique. Maladie d’Erdheim-Chester

Delporte G , Delcorde I , Rorive A , Jeugmans A , Moonen M , Koopmansch B , Moonen G , Delvenne P

Rev Med Liege 2020, 75(4),213-217

Résumé : Nous rapportons le cas d’une patiente de 47 ans explorée pour un syndrome inflammatoire inexpliqué et une asthénie chronique. Les examens en imagerie démontrent la présence d’importants remaniements osseux au niveau du périoste des deux fémurs et tibias, évoquant une maladie d’Erdheim-Chester. Celle-ci est confirmée par l’analyse d’une biopsie ostéomédullaire réalisée au niveau du fémur gauche. La détection de la mutation V600E du gène BRAF permet à la patiente de bénéficier d’un traitement ciblé anti-BRAF et anti-MEK, améliorant sa symptomatologie.

Coronavirus et COVID-19 : le point sur une pandémie galopante

Davenne E , Giot JB , Huynen P

Rev Med Liege 2020, 75(4),218-225

Résumé : La communauté internationale fait actuellement face à une pandémie de syndrome respiratoire aigu due à un nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2. Ce syndrome a été nommé COVID-19 pour COronaVIrus Disease 2019 par l’Organisation Mondiale de la Santé. Le point de départ de l’épidémie est la ville de Wuhan (Chine), où le virus aurait été transmis de l’animal à l’homme préalablement à la transmission inter-humaine. Il s’agit de la 3ème épidé¬mie causée par un coronavirus après celles du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS) en 2003 et du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) débutée en 2012. Le COVID-19 s’est rapidement propagé en Chine et se répand actuellement à travers le monde entier. L’infection touche surtout les patients de plus de 40 ans et la mortalité est accrue en présence de comorbidités. Les enfants sont, quant à eux, pauci- ou asymptomatiques. Le diagnostic repose, le plus souvent, sur la détection du génome viral au niveau du nasopharynx par des méthodes de biologie moléculaire. En l’absence de molécules anti-virales spéci¬fiques, le traitement reste, à l’heure actuelle, principalement symptomatique. Force est de constater que la pandémie de COVID-19 est plus difficile à contrôler que ce que les premières données ne laissaient présager. L’élément clé face au SARS-CoV-2 est de limiter sa transmission. Les mesures de prévention reposent, principalement, sur l’application de mesures d’hygiène des mains adéquates et la désinfection de l’environnement, ainsi que sur des mesures de distance sociale visant à limiter les contacts dans la population et à protéger les populations à risque.

COVID-19 et maladies cardiovasculaires

Haeck G , Ancion A , Marechal P , Oury C , Lancellotti P

Rev Med Liege 2020, 75(4),226-232

Résumé : Le COVID-19 affecte principalement les voies respiratoires et peut évoluer, dans les cas graves, vers une pneumonie, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et une défaillance multi-systémique. Les patients souffrant d’une atteinte cardiovasculaire préalable sont plus à risque de développer une infection et d’évoluer vers une forme grave de la maladie. Aussi, de par le nombre croissant de cas infectés, force est de constater, qu’en plus des symptômes respiratoires typiques causés par l’infection, certains patients souffrent d’atteintes cardiovasculaires. Cette affection peut, en effet, entraîner des dommages myocardiques importants, qui aggravent la maladie et affectent le pronostic. Sur base des résultats des recherches actuellement publiées, il nous semble important de discuter des manifestations et des caractéristiques des atteintes myocardiques induites par le COVID-19 et de son impact sur le pronostic.

Extension des indications pour les antidiabétiques avec protection cardio-rénale dans les dernièresrecommandations internationales pour la prise en charge du patient diabétique de type 2 à risque

Scheen AJ , Paquot N

Rev Med Liege 2020, 75(4),233-239

Résumé : Une actualisation des recommandations pour le traitement du diabète de type 2 (DT2) a été publiée par un groupe d’experts au nom de l’American Diabetes Association (ADA) et l’European Association for the Study of Diabetes (EASD) fin 2019-début 2020. Les indications de deux classes de médicaments qui ont démontré une protection cardiovasculaire et rénale, les inhibiteurs des sodium-glucose cotransporteurs de type 2 (iSGLT2) et les agonistes des récepteurs du glucagon-like peptide-1 (ARGLP-1), ont été élargies au vu des résultats favorables des essais cliniques récents. Chez les patients avec DT2 à haut risque cardiovasculaire (même sans événement antérieur, mais avec des indicateurs de maladie athéromateuse), l’ajout de ces médicaments à la metformine est dorénavant recommandé quel que soit le niveau d’hémoglobine glyquée (HbA1c). Pour les iSGLT2, la prescription peut être éten¬due jusqu’à un débit de filtration glomérulaire de 30 (et non plus 60) ml/min/1,73 m², en particulier chez les patients avec insuffisance rénale progressive et albuminurie et chez les patients à risque d’insuffisance cardiaque, notamment si la fraction d’éjection du ventricule gauche est réduite. Ces nouvelles recommandations ne peuvent cependant pas encore être appliquées stricto sensu, compte tenu des critères de remboursement basés sur le taux d’HbA1c imposés actuellement pour ces médicaments dans notre pays.

Apport de la technologie 3D en chirurgie maxillo-faciale

Jaumotte M , Grobet P , Pepinster F , Thonnart F , Nizet JL , Gilon Y

Rev Med Liege 2020, 75(4),240-242

Résumé : Depuis quelques années, la technologie dite «conception et impression 3D» s’utilise avec succès dans les interventions de reconstruction osseuse maxillo-faciale. Nous en avons apprécié les bénéfices dans la confection d’implants faciaux sur mesure. La finesse de leur réalisation permet d’obtenir une parfaite congruence anatomique avec la meilleure biocompatibilité. Au sein du service de Chirurgie plastique et maxillo-faciale du CHU de Liège, nous avons effectué deux interventions avec implants 3D redéfinissant le squelette facial. Le but de cet article est de mettre en évidence les possibilités actuelles des implants faciaux via les nouvelles technologies 3D, mais également les avantages et les complications éventuelles de ce type de chirurgie.

Actualités en arthroscopie de la hanche : prise en charge des conflits fémoro-acétabulaires avant le stade arthrosique

Dunand X , Gillet P

Rev Med Liege 2020, 75(4),243-248

Résumé : L’arthroscopie de hanche est une technique qui s’est révélée efficace pour le traitement de certains conflits fémoro-acétabulaires. Ces derniers sont liés soit à une anomalie du col fémoral sur son versant antérieur («effet came»), soit à une anomalie du bord du cotyle («effet tenaille»), soit l’association des deux. Le geste arthrosco¬pique principal consiste en une fémoroplastie lors du conflit de type came, c’est-à-dire une régularisation du «bump osseux»; d’autres gestes, tels que la réinsertion du labrum et une réparation cartilagineuse peuvent être réalisés au cours du même geste opératoire. Lors d’un conflit de type tenaille, une acétabuloplastie associée à une réinsertion du labrum peut être réalisée. L’arthroscopie de hanche est une technique en progression, tant au niveau des gestes qui peuvent être réalisés ainsi qu’au niveau du nombre d’opérateurs. Elle cherche à ralentir l’évolution arthrosique de l’articulation de la hanche dans le cadre des conflits fémoro-acétabulaires. Elle reste, cependant, une technique grevée d’une courbe d’apprentissage longue et d’effets secondaires ou de complications non négligeables.

La médecine du futur. Professionnels de l’imagerie médicale et spécialités annexées : une remise en question s’impose

Coucke PA , Deleuse P

Rev Med Liege 2020, 75(4),249-255

Résumé : S’il y a bien un domaine où les annonces pleuvent en matière de développement de l’intelligence artificielle (IA), c’est le secteur de l’imagerie médicale au sens large du terme (regroupant la radiologie, la médecine nucléaire et la radiothérapie). Les applications, encore souvent uti¬lisées dans des niches précises, ont tendance à devenir beaucoup plus transversales. De multiples acteurs indus¬triels, en partenariat avec les utilisateurs, s’évertuent à construire de réelles plateformes qui offrent aux cliniciens une multitude d’applications utilisables pour combler plusieurs types de demandes et besoins (détection, diagnostic et prédiction). Il est indéniable que la capacité de l’IA dépasse largement nos capacités humaines en matière de résolution de l’image, de rapidité et d’efficience de lecture et d’analyse. Une attitude de négation ou de scepticisme de la part des professionnels du secteur n’est plus de mise. Ils doivent, sans attendre, collaborer avec les spécialistes data et les ingénieurs au développement à large échelle de l’IA en imagerie médicale et ce, au profit des patients et des payeurs.

Comment j’explore… La coagulopathie induite du patient polytraumatisé

Thouny R , David JS

Rev Med Liege 2020, 75(4),256-259

Résumé : La coagulopathie aiguë du traumatisé (CAT) est une pathologie fréquente, grave et dont le diagnostic clinique reste peu aisé. Elle constitue ainsi un véritable challenge dans la prise en charge des patients polytraumatisés. En situation d’urgence, la gestion de la CAT peut amener le praticien à administrer des produits sanguins «à l’aveugle», c’est-à-dire sans monitoring fiable à l’appui. Ceci expose à un risque d’usage de produits sanguins inadaptés, par défaut ou par excès, exposant ainsi le patient à un manque de correction ou aux effets secondaires liés à une administration inutile. Ceci est d’autant plus regrettable à une époque où les stocks des banques de sang deviennent de plus en plus préoccupants. La gestion adéquate de la CAT constitue ainsi un enjeu de santé publique. Dans cet article, nous proposons de décrire l’usage de la technique viscoélastique par thromboélastométrie (ROTEM®) afin de guider, plus efficacement, l’usage des produits sanguins.

Le médicament du mois. Combinaison fixe ézétimibe-rosuvastatine (Myrosor®)

Wallemacq C , Scheen AJ

Rev Med Liege 2020, 75(4),260-264

Résumé : Les cibles de cholestérol LDL à atteindre sont de plus en plus basses dans les dernières recommandations internationales, en particulier chez les patients à très haut ou à haut risque cardiovasculaire. Pour les atteindre, il est recommandé de recourir à une statine puissante, en utilisant la dose maximale tolérée et, si insuffisant, en la combinant à un agent inhibant l’absorption intestinale de cholestérol, l’ézétimibe. Cette association permet de réduire la dose de statine, tout en gardant une excellente efficacité hypocholestérolémiante et en favorisant un bon profil de tolérance. Cet article décrit les caractéristiques d’une combinaison fixe de rosuvastatine, la statine la plus puissante, et de l’ézétimibe, commercialisé en Belgique sous le nom de Myrosor®.

Vignette thérapeutique de l’étudiant. Bénéfices et risques de l’utilisation du lithium en psychiatrie

Rossetti F , Bakay S , Piette C , Deville M , CharlierC , Scantamburlo G

Rev Med Liege 2020, 75(4),265-270

Résumé : L’article fournit des recommandations cliniques pour utiliser le lithium de façon efficace et sûre. Nous décrivons les mécanismes d’action du lithium, stabilisateur de l’humeur aux propriétés antisuicidaires et neuroprotectrices. Nous détaillons les effets toxiques du lithium et les outils de toxicologie clinique qui permettent de les prévenir et de les diagnostiquer. Le lithium reste le traitement de référence des troubles bipolaires.

Centre hospitalier universitaire de Liège Revue Médicale de Liège depuis 1946
ISSN : 0370-629X et e-ISSN : 2566-1566
Rédacteur en chef : A.Scheen
Copyright : Revue Médicale de Liège 2002
Dernière modification : 08-04-2020
Université de Liège