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La Revue Médicale de Liège est un outil de formation médicale continue s'adressant tant aux généralistes qu'aux spécialistes et aux étudiants.

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2018 - volume 73 (5-6)

 
Les urgences cardiaques et vasculaires : du diagnostic au traitement

Scheen AJ , Lancellotti P , Defraigne JO , D’Orio V

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),221-223

Résumé non disponible

De l’athérosclérose à l’athérothrombose: D’une pathologie chronique silencieuse à un accident aigu critique

Scheen AJ

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),224-228

Résumé : Les maladies cardiovasculaires représentent toujours, avec le cancer, la principale cause de morbidité et de mortalité. L’athérosclérose est un processus silencieux progressif, pouvant débuter tôt dans la vie et s’aggravant avec l’avancée en âge. Certainement influencée par le terrain génétique, elle est également accélérée par le cumul de facteurs de risque dits modifiables comme le tabagisme, la dyslipidémie, l’hypertension artérielle et le diabète sucré. Cette athérosclérose asymptomatique conduit à un accident aigu, le plus souvent suite à la survenue d’une rupture de plaque et d’une thrombose secondaire. Si le thrombus est occlusif, en fonction du territoire artériel où il survient, la complication aiguë comprend, le plus souvent, un accident coronaire aigu ou un accident vasculaire cérébral ischémique. Les événements cardiovasculaires majeurs représentent le critère d’évaluation primaire dans la plupart des essais cliniques. Certaines populations, comme les patients diabétiques de type 2, sont particulièrement exposées à ces complications liées à une athérothrombose sur un terrain d’athérosclérose silencieuse accélérée. Dans de nombreux cas, une intervention en urgence est indispensable pour éviter des décès prématurés ou des séquelles irréversibles.

Le triage infirmier avancé aux Urgences

Jobé J , Ghuysen A , D’Orio V

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),229-236

Résumé : Confronté au problème de surpopulation, conséquence de leur fréquentation sans cesse croissante, les services d’urgence ont mis en place des stratégies opérationnelles basées sur des filières de soins organisées au départ de systèmes de triage des patients. Pareils outils ont démontré leur intérêt, mais s’avèrent aujourd’hui insuffisants, raison pour laquelle de nouvelles stratégies voient le jour. L’une d’elles, le triage infirmier avancé, permettant à un infirmier d’initier la démarche diagnostique juste après la catégorisation du patient, semble être une promesse d’avenir. Une étude portant sur un triage infirmier avancé pour les patients se présentant pour une douleur thoracique a été menée récemment au CHU de Liège. Les résultats encourageants de cette étude révèlent un gain de temps dans la prise en charge des patients en faveur de ce nouveau système et une durée totale de séjour aux urgences réduite, principalement en période de surpopulation. Il se confirme donc que le triage infirmier avancé, couplé à un triage classique, particulièrement en période de surpopulation, améliore la prise en charge des patients en termes de temps et réduit le temps total de séjour aux urgences, tout en garantissant la qualité, combattant, par là, la surpopulation.

Syncope aux Urgences: Diagnostic différentiel et stratification du risque

Marechal P , Scheen AJ , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),237-242

Résumé : La syncope est une des causes les plus fréquentes d’admission aux urgences et d’hospitalisation. La prise en charge d’une syncope reste difficile pour les médecins de première ligne car les causes en sont multiples, des plus bénignes à celles qui peuvent menacer le pronostic vital à court et moyen terme. Historiquement, 30-40 % des patients qui se présentent pour une syncope sont hospitalisés pour exploration complémentaire avec, pour conséquence, un coût non négligeable pour les soins de santé. Le présent article a pour objectif de clarifier les étiologies des syncopes et d’établir une stratification du risque afin de déterminer celles qui nécessitent une prise en charge immédiate et une exploration approfondie et celles qui relèvent d’une étiologie bénigne et ne nécessitent pas d’investigation complémentaire.

Syndrome coronarien aigu

Gach O , El Husseini Z , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),243-250

Résumé : Les syndromes coronariens aigus sont une des principales causes de mortalité dans notre pays. Il existe un large spectre de présentations cliniques. La classification actuelle des syndromes coronariens aigus est basée sur la traduction électrocardiographique, à savoir l’absence ou la présence d’un sus-décalage du segment ST. Devant une douleur thoracique, une fois la probabilité de syndrome coronarien aigu établie, la prise en charge en urgence devra suivre les recommandations des sociétés scientifiques. Une des étapes essentielles est l’évaluation du risque ischémique et hémorragique afin d’adapter au mieux les traitements antithrombotiques, anticoagulants et les délais de revascularisation. Le présent article résume les principes de cette prise en charge, du diagnostic à la stratification du risque, et en fonction de cette dernière, du traitement à instaurer.

L’insuffisance cardiaque sévère et l’œdème pulmonaire aigu

D’orio V , Ancion A , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),251-256

Résumé : L’insuffisance cardiaque aiguë est une cause fréquente d’admission aux urgences. Sa prise en charge nécessite une intervention rapide lorsque les paramètres hémodynamiques ou respiratoires sont altérés. L’identification de facteurs favorisants et le traitement de ceux-ci font partie intégrante de la prise en charge. Le mode de présentation clinique le plus fréquent est une surcharge volémique, dont le traitement demeure l’association de diurétiques et de vasodilatateurs. En cas d’altération de perfusion, divers traitements inotropes peuvent être envisagés, mais également, de plus en plus, des dispositifs d’assistance circulatoire.

Les troubles du rythme cardiaque sévères

Robinet S , Van Casteren L , Delcour A , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),251-256

Résumé : Les arythmies cardiaques sont une cause fréquente d’admission aux urgences. Parmi celles-ci, les troubles conductifs atrio-ventriculaires et les arythmies ventriculaires et supraventriculaires malignes sont à classer parmi les plus sévères. Elles nécessitent une prise en charge rapide et appropriée afin de garantir le meilleur pronostic possible aux patients. La connaissance de la physiopathologie et des étiologies engendrant ce type d’arythmie est nécessaire afin d’en comprendre la prise en charge, aiguë et chronique, et de faciliter le dialogue entre urgentistes et cardiologues.

La myocardite

Moonen M , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),269-276

Résumé : La myocardite est une maladie inflammatoire du myocarde responsable d’une nécrose myocytaire non ischémique. Il s’agit d’une entité nosologique de présentation protéiforme, dont le diagnostic peut, en conséquence, se révéler difficile. L’incidence actuelle de l’affection est, par ailleurs, également difficile à établir car le diagnostic de certitude dépend, en l’état, de la réalisation de biopsies myocardiques et celles-ci ne sont pas systématiquement réalisées, ni même justifiées. L’atteinte myocardique inflammatoire peut être secondaire à une infection, une substance toxique ou un processus auto-immun. Lorsque la présentation clinique ne comporte pas de signe de gravité, la maladie est généralement spontanément résolutive sans traitement spécifique. Néanmoins, l’affection peut également se présenter sous la forme d’un choc cardiogénique ou d’une mort subite. L’étiologie de la myocardite possède une valeur pronostique prédictive et oriente, dans certains cas, vers un traitement spécifique. Cet article de synthèse revoit les données actuelles concernant les myocardites, en insistant particulièrement sur la problématique «urgente».

La tamponnade cardiaque

Ancion A , Robinet S , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),277-282

Résumé : La tamponnade cardiaque est une urgence vitale. Elle survient quand l’accumulation de liquide intra-péricardique dépasse les capacités d’adaptation du péricarde. La pression péricardique s’égalise avec celle des cavités cardiaques et une insuffisance cardiaque sévère s’installe, le plus souvent rapidement. Plusieurs présentations cliniques sont possibles. Le diagnostic repose sur l’évaluation de l’épanchement péricardique et de ses répercussions sur le cœur par échocardiographie. Les mesures de supports ont une efficacité limitée. Le seul traitement d’urgence est le drainage du péricarde par ponction directe ou par abord chirurgical.

Une urgence bien souvent méconnue

Marchetta S, Dulgheru R , Oury C , Frippiat F , Lancellotti P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),283-289

Résumé : L’endocardite infectieuse est une maladie rare pouvant entraîner une certaine errance diagnostique au vu de ses manifestations cliniques souvent aspécifiques et polymorphes. Cette latence est à l’origine de complications cardiaques et extra-cardiaques potentiellement mortelles. Le clinicien doit toujours avoir à l’esprit ce diagnostic différentiel face à un patient avec une fièvre d’origine indéterminée, et qui présente des facteurs de risque d’infection valvulaire tels qu’un matériel étranger, des antécédents récents de gestes invasifs (entre autres dentaires) ou d’hospitalisation récente. Les outils médicaux actuels permettent de mettre en évidence l’infection et ses complications de façon rapide et complète, afin de ne pas retarder la prise en charge du patient avec, notamment, l’instauration urgente d’une antibiothérapie empirique.

La dissection aortique

Tchana-Sato V , Sakalihasan N , Defraigne JO

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),290-295

Résumé : La dissection aortique est une pathologie grave et potentiellement mortelle. Elle résulte d’une déchirure intimale ou d’un saignement dans la paroi aortique, qui entraîne une séparation au sein des différentes couches de cette dernière. Parmi les facteurs de risque de cette pathologie, citons l’âge, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, et les atteintes génétiques du tissu conjonctif. Un diagnostic précis et une prise en charge adéquate et rapide sont déterminants dans le management des patients. Le type de traitement est conditionné par la localisation et l’extension de la dissection. La chirurgie ouverte est généralement indiquée dans les atteintes de l’aorte ascendante et de l’arche aortique, tandis que l’approche endovasculaire sera privilégiée dans les dissections de l’aorte thoracique descendante compliquées. Dans cet article, nous ferons un rappel succinct de l’épidémiologie et de la physiopathologie des dissections aortiques, puis nous décrirons la prise en charge médicale, chirurgicale ouverte et endovasculaire.

L’anévrisme rompu de l’aorte abdominale

Tchana-Sato V , Sakalihasan N , Defraigne JO

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),296-299

L’anévrisme rompu de l’aorte abdominale constitue une urgence cardiovasculaire qui s’accompagne d’un taux de mortalité globale pouvant atteindre 70 % à 30 jours. Cependant, les progrès récents dans la prise en charge de ces patients ont permis d’améliorer les résultats. Du point de vue chirurgical, des techniques endovasculaires telles que l’endoclampage et la mise en place d’endoprothèses en cas d’anatomie favorable, sont de plus en plus recommandées afin de diminuer la mortalité.

L’ischémie mésentérique aiguë

Kerzmann A , Haumann A , Boesmans E , Detry O , Defraigne JO

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),300-303

Résumé : L’ischémie mésentérique aiguë est une réelle urgence vitale. Elle se manifeste par une douleur abdominale sévère d’apparition brutale. Elle est, le plus souvent, provoquée par une embolie d’origine cardiaque ou une thrombose sur terrain athéroscléreux au niveau de l’artère mésentérique supérieure. Le meilleur examen complémentaire est la tomodensitométrie avec injection intraveineuse de produit de contraste. Le traitement consiste en une revascularisation par chirurgie ouverte ou technique endovasculaire. Une résection intestinale est ensuite parfois nécessaire, ainsi qu’une chirurgie différée de second look. Cet article a pour but de revoir les causes et les possibilités thérapeutiques de l’ischémie mésentérique aiguë.

L’ischémie aiguë des membres inférieurs

Van Damme H , Boesmans E , Defraigne JO

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),304-311

Résumé : Malgré les progrès considérables dans la prise en charge de la pathologie vasculaire, l’ischémie aiguë de membre inférieur reste grevée d’une morbidité et d’une mortalité importantes. La fréquence d’ischémie aiguë de membre augmente avec le vieillissement de la population. Les deux causes principales sont l’embolie artérielle et la thrombose d’une artère athéromateuse ou d’un pontage. Le délai de la prise en charge d’une ischémie de membre inférieur doit rester le plus court possible. Le diagnostic et la prise en charge optimale sont discutés. Les méthodes de revascularisation et les résultats sont décrits.

La thrombose veineuse profonde des membres inférieurs : Prise en charge en aigu

Sprynger M

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),312-318

Résumé : La maladie thrombo-embolique veineuse est la troisième maladie cardio-vasculaire en Europe. Le traitement de la thrombose veineuse repose essentiellement sur l’anticoagulation qui vise à prévenir de redoutables complications : extension et récidive de la thrombose, embolie pulmonaire et syndrome post-thrombotique. Grâce aux héparines de bas poids moléculaire et, plus récemment, aux anticoagulants oraux directs, la majorité des patients peut être traitée en ambulatoire. Pourtant, malgré les recommandations qui ont été publiées, force est de constater que celles-ci ne sont pas toujours respectées dans la «vraie vie». Le but de cet article est d’aider le praticien dans la prise en charge initiale d’une pathologie potentiellement dangereuse et parfois difficile à cerner. La prise en charge du patient après 3 à 6 mois de traitement sera discutée dans un article ultérieur.

Embolie pulmonaire aiguë : paradoxes, jugements et évidences

Ancion A , Lopez R , D’Orio V , Ghuysen A, Zandona R

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),319-325

Résumé : L’embolie pulmonaire (EP) représente la troisième maladie cardiovasculaire dans les pays industrialisés. Les diverses présentations cliniques et les signes d’appel aspécifiques rendent le diagnostic parfois difficile. L’utilisation de scores prédictifs permet d’aider le clinicien dans la mise au point diagnostique, l’évaluation du risque, la stratégie thérapeutique et la décision d’admettre ou non le patient à l’hôpital.

Les crises hypertensives

Xhignesse P , Krzesinski F , Krzesinski JM

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),326-332

Résumé : La crise hypertensive est devenue moins fréquente qu’auparavant, grâce au dépistage de l’hypertension et à sa prise en charge thérapeutique. Cependant, sa survenue expose le patient à un risque vital considérable. Il faut donc ne pas rater le diagnostic et la mise au point pour démarrer rapidement un traitement adapté selon le niveau de pression artérielle et les signes cliniques associés. Après avoir confirmé l’existence d’une hypertension sévère (pression supérieure ou égale à 180/120 mmHg), il faut rechercher la présence d’une défaillance viscérale. Si celle-ci est observée, une hospitalisation urgente s’impose avec un traitement sans attendre, souvent réalisé aux soins intensifs et par voie intraveineuse.

L’accident vasculaire cérébral : Prise en charge urgente en pratique

Ly J , Maquet P

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),333-337

Résumé : La prise en charge de l’accident vasculaire cérébral s’est considérablement modifiée durant la dernière décennie et continue d’évoluer, au bénéfice direct des patients victimes de cette urgence très fréquente. L’accent est mis sur la prise en charge la plus précoce possible par un centre hospitalier équipé d’une unité neurovasculaire. Celle-ci rassemble une équipe multidisciplinaire de professionnels habitués à prendre en charge cette pathologie : neurologues, neuroradiologues, neurochirurgiens, neuropsychologues, logopèdes, médecins physiques, infirmières. La manifestation la plus visible de cette unité consiste en la prise en charge diagnostique et thérapeutique à l’admission du patient. Celle-ci permet de distinguer rapidement les accidents ischémiques des hémorragies ou des thrombophlébites intracrâniennes puis, dans le cas ischémique, de procéder à la désocclusion de l’artère coupable, soit par thrombolyse intraveineuse, soit par thrombectomie mécanique, ou les deux.

La prise en charge des anévrismes intracrâniens non rompus

Martin D , Otto B , Darsaut T , Scholtes F

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),338-343

Résumé : La rupture d’un anévrisme intracrânien est un événement aigu, imprévisible et aux conséquences potentiellement gravissimes. Le traitement passe par l’exclusion de la malformation anévrismale de la circulation sanguine afin d’éviter une nouvelle rupture. De plus en plus fréquemment, en raison des progrès de l’imagerie, les anévrismes sont découverts fortuitement. L’attitude à adopter dans ce type de situation reste incertaine, car le risque de rupture est difficile à évaluer. Nous présentons notre manière de prendre en charge cette situation, notre approche du patient, les facteurs qui conditionnent notre décision, et comment nous orientons notre démarche en cas de traitement prophylactique.

L’hémorragie méningée sur rupture d’anévrisme Prise en charge dans un service d’Urgences

Mayele M’Peko Osawa F , Bertrand X

Rev Med Liege 2018, 73(5-6),344-350

Résumé : L’hémorragie méningée représente une urgence neuro-vasculaire grave affectant l’adulte relativement jeune. La rupture d’anévrisme cérébral en est la principale cause non traumatique. Hormis la présence fréquente de céphalées, son mode de présentation clinique est variable, ce qui rend le diagnostic difficile et peut entraîner des conséquences dramatiques. La mise au point diagnostique repose sur le scanner cérébral sans injection de produit de contraste qui, s’il est négatif, est suivi d’une ponction lombaire. Le bilan étiologique repose sur l’artériographie, laquelle renseigne sur les caractéristiques de l’anévrisme : anatomie des vaisseaux intracérébraux, identification du site de saignement, taille et localisation de l’anévrisme. Les principales complications sont la récidive de saignement, l’hydrocéphalie et le vasospasme. Le traitement, précoce, repose sur la réparation définitive de l’anévrisme par deux principaux abords : la voie neurochirurgicale (clippage microvasculaire) ou le traitement endovasculaire par pose de spires métalliques (ou coiling). Cet article aborde les aspects diagnostiques et thérapeutiques de la prise en charge de l’hémorragie méningée.

Centre hospitalier universitaire de Liège Revue Médicale de Liège depuis 1946
ISSN : 0370-629X et e-ISSN : 2566-1566
Rédacteur en chef : A.Scheen
Copyright : Revue Médicale de Liège 2002
Dernière modification : 18-06-2018
Université de Liège