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RMLG - Archives: 2010 Dec
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ARCHIVES 2010 - volume 65 (12)

L\'image du mois. Hamartome lipomateux cutané superficiel de Hoffmann-Zurhelle (2010)

P. Morais, A.F. Duarte, E. Moreira, H. Bettencout, F. Azevedo

Rev Med Liege 2010, 65(12),663-665

Résumé non disponible

Le cas clinique du mois. Une cause inhabituelle de sciatalgie nécessitant un traitement chirurgical : le kyste arthrosynovial lombaire (2010)

E. Lommers, P. Gillet

Rev Med Liege 2010, 65(12),665-668

Nous rapportons le cas d’une patiente de 46 ans présentant une sciatique hyperalgique causée par un kyste arthrosynovial lombaire (KAS). Les KAS sont des lésions dégénératives relativement rares au niveau du rachis. Ils peuvent être totalement asymptomatiques ou provoquer des symptômes par compression de structures nerveuses. Ils se développent le plus souvent au niveau L4/L5, là où la mobilité rachidienne est la plus importante. Leur étiopathogénie est incertaine, mais l’instabilité rachidienne dégénérative est le facteur déterminant leur développement. L’IRM est l’examen de choix pour diagnostiquer ces lésions. Le traitement conservateur est peu efficace. La résection chirurgicale du kyste, associée ou non à une arthrodèse, reste l’option thérapeutique la plus appropriée.

Prévention primo-secondaire des cancers cutanés (2010)

T. Hermanns-Lê, F. Henry, P. Paquet, G.E. Piérard

Rev Med Liege 2010, 65(12),669-671

RESUME : La survenue de la vaste majorité des cancers cutanés dépend de l’environnement, en particulier de l’exposition aux radiations ultraviolettes. Plusieurs modalités de prévention primo-secondaires sont possibles. La première est de se couvrir ou de rester caché à l’ombre. Les textiles ont une fonction photoprotectrice d’efficacité variable selon leur nature et divers facteurs modulateurs. Les crèmes protectrices solaires, certaines habitudes alimentaires, la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et celle de certains compléments alimentaires sont supposées adéquates à des degrés divers.

Cardiomyopathie rythmique (2010)

S. Henrard, S. Robinet, L.A. Piérard

Rev Med Liege 2010, 65(12),672-675

R ÉSUMUMÉ : La cardiomyopathie rythmique (CR) ou tachycardiomyopathie est une forme de cardiopathie dilatée et d’insuffisance cardiaque induite par une tachyarythmie supraventriculaire ou ventriculaire, persistante ou chronique. L’incidence et la physiopathologie de la CR restent mal précisées. Se greffant parfois sur une cardiopathie préexistante, le diagnostic de CR est toujours rétrospectif, mais capital en raison de l’importante amélioration hémodynamique après contrôle de la fréquence cardiaque.

Syndrome hémolytique et urémique : à propos d\'une présentation atypique (2010)

A. Nogue Kamdje, E. Brasseur, L. Fournier, V. D\'Orio

Rev Med Liege 2010, 65(12),676-680

RÉ SUMÉ : Le syndrome hémolytique urémique (SHU ) est une affection assez rare chez l’adulte, mais de pronostic réservé. Il traduit une microangiopathie thrombotique essentiellement rénale. Nous rapportons l’histoire d’un jeune patient dont la présentation et l’exploration cliniques rendent le diagnostic de SHU probable. La présentation quelque peu atypique offre non seulement l’occasion de discuter des différents éléments qui plaident en faveur du diagnostic selon les hypothèses physiopathologiques les plus récentes, mais aussi de redéfinir les recommandations de la prise en charge en urgence de cette affection sévère.

L\'efficacité du traitement assisté par diacétylmorphine (héroïne pharmaceutique) à l\'étranger (2010)

I. Demaret, A. Lemaître, M. Ansseau

Rev Med Liege 2010, 65(12),681-687

RESUME: En préalable au projet belge TADAMTADAM TADAM (un essai clinique de traitement assisté par diacétylmorphine), notre équipe de recherche a étudié les essais cliniques réalisés à l’étranger. Depuis 1994, six études contrôlées randomisées ont été développées sur le même modèle de traitement par diacétylmorphine. Chacune de ces études a conclu à l’efficacité supérieure de ce traitement par rapport au traitement par méthadone. Sur base de ces études, nous avons cherché à définir les principaux effets positifs de ce traitement pour les patients. Les améliorations se sont manifestées après au moins six mois au niveau de la consommation d’héroïne de rue, de la santé (physique et mentale) et du comportement délinquant. A plus long terme, les patients ont montré des améliorations limitées au niveau social. Néanmoins, compte tenu de son coût élevé, ce traitement devrait rester un traitement de deuxième ligne pour le groupe cible spécifique des personnes sévèrement dépendantes de l’héroïne qui continuent à consommer de l’héroïne de rue quotidiennement malgré un traitement par méthadone.

Les engelures, stigmates des affres climatiques (2010)

J.F. Hermanns, M. Caucanas, G.E. Piérard, C. Piérard-Franchimont, P. Quatresooz

Rev Med Liege 2010, 65(12),688-690

RESUME : Les engelures sont la signature d’une exposition prolongée à un environnement modérément froid. Il s’agit de lésions inflammatoires, généralement localisées sur les orteils et les doigts. Les engelures sont le plus souvent idiopathiques, mais elles peuvent aussi faire partie du lupus érythémateux.

Le virus \"Orf\" : mise au point et revue de la littérature (2010)

H. Engel, L. Marot, Fr. Zech, F. Thys

Rev Med Liege 2010, 65(12),691-695

R ÉSU MÉ : L’Orf est une infection souvent méconnue des praticiens dans le monde. Les premiers cas sont recensés dès la fin du 19ème siècle. Le virus affecte les ovins et caprins et se caractérise par des lésions cutanées et/ou muqueuses. Il est fort résistant et le temps de survie est important dans l’environnement extérieur. La morbidité domine largement le taux de mortalité. Le virus se transmet par contact direct et indirect à l’homme qui devient lui-même vecteur. Les sujets ayant un contact professionnel avec les animaux en question sont particulièrement à risque tout comme lors de fêtes religieuses. La localisation préférentielle des lésions chez l’homme est la main. Le diagnostic est facilement posé par l’anamnèse et les caractéristiques cliniques des lésions sauf s’il s’agit d’une forme particulière. Les complications sont quasi exclusivement liées à la méconnaissance du virus en raison d’actes médicaux inappropriés. L’évolution est spontanée et l’unique traitement est la prophylaxie de surinfection bactérienne ainsi que la surveillance régulière.

Comment j\'explore ... une tumeur cutanée chez un transplanté (2010)

P. Quatresooz, M.A. Reginster, P. Paquet, C. Piérard-Franchimont, G.E. Piérard

Rev Med Liege 2010, 65(12),696-699

R ÉSUMÉ : Le traitement immunosuppresseur accompagnant une transplantation d’organe conduit à un accroissement du risque de développement de cancers cutanés. Dans cette situation, les carcinomes spinocellulaires et basocellulaires sont les plus fréquents. Les autres incluent, en particulier, le mélanome, le carcinome de Merkel et la maladie de Kaposi. L’examen histopathologique est primordial dans l’établissement du diagnostic. Les équipements de bioingénierie et d’imagerie cutanée sont un appui utile dans la recherche de certains facteurs de risque et de lésions tumorales initiales

Le médicament du mois. Ulipristal Acétate : une contraception d\'urgence étendue à 5 jours par progestérone receptor modulator (Ellaone®) (2010)

U. Gaspard, F. Kridelka

Rev Med Liege 2010, 65(12),700-705

RESUME : La contraception d’urgence est une deuxième chance de prévention de la grossesse après un rapport non protégé. La contraception hormonale d’urgence par lévonorgestrel 1,5 mg présente une efficacité contraceptive seulement de 0 à 72 heures après rapport, avec des valeurs progressivement en chute.Il était donc nécessaire de rechercher un traitement alternatif montrant une efficacité contraceptive stable ainsi qu’une bonne tolérance pendant 5 jours, sachant par ailleurs que la survie des spermatozoïdes dans les voies génitales féminines approche justement de 5 jours. Des études comparatives portant sur plus de 3.000 jeunes femmes recevant soit le Progesterone Receptor Modulator (PRM) Ulipristal Acétate (VA 2914), antagoniste de la progestérone (30 mg en une prise), soit le lévonorgestrel (1,5 mg), ont été effectuées. Elles ont permis de montrer que le PRM était au moins aussi efficace que le lévonorgestrel, sinon plus, gardant la même efficacité pendant 120 heures après un rapport non protégé avec une bonne tolérance et établissant ainsi l’ulipristal acétate comme le nouveau standard en contraception hormonale d’urgence.

Le médicament du mois. Nouvelle contraception orale combinée au valérate d\'estradiol et au diénogest (Qlaira®) (2010)

U. Gaspard, A. Pintiaux, F. Kridelka

Rev Med Liege 2010, 65(12),706-713

RESUME : En contraception orale estroprogestative, la réduction drastique, aussi bien des doses d’éthinyl-estradiol que des progestatifs androgéniques dérivés de la 19 NO R testostérone, a permis de diminuer modérément l’impact métabolique et vasculaire (artériel et veineux) des pilules combinées classiques. L’impact hépatique excessif de l’éthinyl-estradiol freine cependant la réduction de ces risques. Pour la 1ère fois, une combinaison du 17β-estradiol (qui, sans fonction 17α éthinyl présente moins d’action hépatique) avec le progestatif 19 NO R testostérone diénogest, non androgénique et puissamment inhibiteur de la prolifération endométriale, permet d’obtenir grâce à un schéma évolutif des doses estrogéniques et progestatives, une combinaison (26 jours actifs + 2 jours placebo ) assurant une efficacité contraceptive, un contrôle du cycle et une tolérance comparables à ceux d’un estroprogestatif classique de faible dosage. Les premières données indiquent que l’impact métabolique est également moindre. Un contrôle du cycle correct (avec 20% d’aménorrhée) est atteint pour la première fois avec l’estradiol associé à un progestatif, contrairement aux résultats catastrophiques antérieurs. Une deuxième combinaison comprenant E2 + acétate de nomégestrol (monophasique, 24 jours actifs + 4 jours placebo) est à l’étude avec des résultats tout aussi prometteurs. Bien entendu, la recherche approfondie de l’impact métabolique et vasculaire de ces nouvelles combinaisons est d’ores et déjà en chantier

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ISSN : 0370-629X et e-ISSN : 2566-1566
Rédacteur en chef : A.Scheen
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Dernière modification : 11-10-2021
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