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RMLG - Accueil : Articles du numéro en cours
La Revue Médicale de Liège est un outil de formation médicale continue s'adressant tant aux généralistes qu'aux spécialistes et aux étudiants.

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2017 - volume 72 (9)

 
Comment je traite … une fibrose pulmonaire idiopathique

J. Guiot , B. Duysinx , O. Bonhomme , R. Louis , J.-L. Corhay

Rev Med Liege 2017, 72(9),381-383

Résumé : La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie rare d’étiopathogénie encore mal connue et d’incidence croissante depuis plusieurs années. La mise récente sur le marché de deux traitements anti-fibrotiques (pirfénidone – nintédanib) a permis de réduire, de manière significative, le déclin de la fonction respiratoire des patients souffrant de cette pathologie. La seule option thérapeutique à visée curative est la transplantation pulmonaire ont l’accessibilité reste limitée. La revalidation pulmonaire est, quant à elle, également centrale dans la prise en charge. L’enjeu majeur pour ces patients est une prise en charge précoce et agressive afin de limiter l’évolution de la fibrose pulmonaire.

Le cas clinique du mois : La cystite emphysémateuse

M. Piraprez , M. Ben Chehida , M. Fillet

Rev Med Liege 2017, 72(9),384-387

Résumé : La cystite emphysémateuse est une affection rare caractérisée par la présence d’air dans la paroi et/ou la lumière vésicale. L’expression clinique de cette cystite est variable. Le plus souvent, elle se manifeste par des douleurs abdominales ou des plaintes urinaires, mais les patients peuvent également présenter une pneumaturie ou être symptomatiques. Cette affection est considérée comme potentiellement sévère puisqu’elle peut évoluer vers une pyélonéphrite emphysémateuse avec septicémie et choc septique ou vers une péritonite en cas de nécrose et perforation de la paroi vésicale. Cependant, cette évolution défavorable peut être évitée par un diagnostic et un traitement précoces et la cystite emphysémateuse est, en réalité, de bon pronostic. Nous rapportons ici le cas d’un patient qui a présenté une cystite emphysémateuse s’étant manifestée par une pneumaturie et des mictalgies.

Guérir l’infection par le VIH : un objectif réaliste ?

G. Darcis , M. Moutschen

Rev Med Liege 2017, 72(9),388-392

Résumé : Plus de 30 ans après sa découverte, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) reste un problème de santé majeur. La multithérapie antirétrovirale est efficace et représente une avancée importante dans la prise en charge des patients séropositifs. Toutefois, elle ne permet pas de guérir les patients infectés par le VIH. En effet, le virus persiste durant des décennies dans des réservoirs latents capables de se réactiver et de causer une résurgence de l’infection lorsque la thérapie antirétrovirale est arrêtée. Ces réservoirs latents constituent l’obstacle principal à la mise au point d’un traitement curatif de l’infection à VIH. Nous proposons ici de décrire les différentes stratégies visant à éliminer ces réservoirs latents et qui pourraient permettre de guérir les patients séropositifs.

L’utilisation du ratio sFlt-1/PlGF dans la prééclampsie : une analyse rétrospective monocentrique

L. Verbeurgt , F. Chantraine , J. De Marchin , J.-M. Minon , M. Nisolle

Rev Med Liege 2017, 72(9),393-398

Résumé : La Fms-like tyrosine kinase 1 soluble (sFlt-1) est un facteur anti-angiogénique libéré en quantité excessive dans la prééclampsie (PE) et impliqué dans la dysfonction endothéliale. Il est comparé au facteur de croissance placentaire pro-angiogénique (PlGF) qui diminue dans la PE. Le ratio sFlt-1/PlGF est présenté dans la littérature comme outil dans la prédiction de la prééclampsie. Un ratio < 38 confirme l’absence de prééclampsie à court terme. Un ratio ? 85 dans la PE précoce (avant 34 semaines d’aménorrhée (SA)) et ? 110 dans la PE tardive (après 34 SA) peut poser le diagnostic de prééclampsie. Dans cette étude rétrospective monocentrique, le ratio sFlt-1/PlGF a été dosé chez 183 patientes à risque de PE dont 67 ont présenté une prééclampsie. Le ratio sFlt-1/PlGF médian pour toutes les patientes évaluées est 100,3. Le ratio médian pour les patientes ayant déclaré une prééclampsie (N=67) est 212,7 alors que celui des femmes sans prééclampsie (N=116) est de 35,4. En accord avec ces analyses, un ratio sFlt-1/PlGF ? 38 possède une sensibilité égale à 95,5 % et une spécificité égale à 73,3 % dans la mise au point de la PE. Les valeurs prédictives positive (VPP) et négative (VPN) sont, respectivement, 67,4 % et 96,6 %. Ces résultats suggèrent que le ratio sFlt-1/PlGF peut être une aide dans le diagnostic de la prééclampsie.

Quels symptômes psychiatriques doivent alerter sur la possible présence d’une tumeur cérébrale ?

S. Mardaga , M. Al Bassir , J. Bracke , A. Dutilleux , J.D. Born

Rev Med Liege 2017, 72(9),399-405

Résumé : De nombreuses études de cas ont rapporté la présence de symptômes psychiatriques dans les mois qui précèdent le diagnostic d’une tumeur cérébrale (TC). Malheureusement, ces symptômes restent rarement considérés comme renseignant un possible problème organique et les patients sont régulièrement orientés vers une prise en charge psychiatrique. Une meilleure connaissance de la présentation psychiatrique des TC favoriserait un diagnostic précoce, évidemment profitable au patient. L’objectif de cette étude est de quantifier la fréquence des symptômes psychiatriques présents avant le diagnostic de TC et de les décrire. Chez 100 patients adultes avec un premier diagnostic de TC, la présence de manifestations psychiatriques a été évaluée de façon systématique. 85 % des patients ont souffert d’au moins un symptôme psychiatrique avant que la TC ne soit diagnostiquée, avec, à l’avant-plan des éléments dépressifs. Parmi les symptômes dépressifs, les expressions somatiques sont le plus souvent rapportées (perte d’énergie, changement de l’appétit…), au contraire des manifestations cognitives et affectives (pas de contenu de pensées négatives : pessimisme, culpabilité, dévalorisation...). Cette recherche souligne la prévalence élevée de symptômes psychiatriques évoquant le plus souvent un état dépressif avant le diagnostic de TC et apporte une première description de ces symptômes, permettant l’ébauche de certaines recommandations pratiques.

Épidémie de rougeole en région verviétoise : prise en charge et précautions dès l’accueil au Service des Urgences

A. Hebert , O. Louis , L. Hankenne , P. Michel

Rev Med Liege 2017, 72(9),406-409

Résumé : La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse. La transmission se fait de personne à personne par contact direct ou par aérosolisation des sécrétions pharyngées. En région verviétoise, nous avons été confrontés à un ensemble de patients atteints de rougeole, événement de santé publique à concentration locale. Au sein de notre institution hospitalière, notre cas index remonte à début février 2017 et le suivi des cas fait état d’une trajectoire ascendante. Des mesures de tri et d’isolement des patients potentiels, des dépistages étendus et des vaccinations ont été entrepris et coordonnés à partir d’une cellule de gestion interne. De multiples contacts ont été réalisés avec les autorités compétentes. La limitation d’une épidémie de rougeole reste un problème de santé publique difficile à gérer de manière optimale et un nombre limité de cas nosocomiaux et de contaminations du personnel hospitalier n’a pu être évité.

Bruxisme nocturne : actualités et prise en charge

P. Grobet , Y. Gilon , A. Bruwier , J.-L. Nizet

Rev Med Liege 2017, 72(9),410-415

Résumé : Le bruxisme reste, à l’heure actuelle, une pathologie relativement mal connue, bien que déjà étudiée depuis le début des années 50. Son origine est complexe, impliquant des composantes psychologiques, neurologiques, odontologiques et hypniques. Les quelques analyses réalisées à ce sujet ont, toutefois, permis de mettre en avant certaines hypothèses étiopathogéniques convaincantes, notamment un dérèglement central du système dopaminergique et du système neuromasticateur. Un diagnostic rapide de l’affection permettra de réduire ses complications (céphalées, désordres temporomandibulaires, abrasion et fractures dentaires prématurées). Au-delà de l’anamnèse et de l’examen clinique, le praticien pourra confirmer le diagnostic par polysomnographie, incluant une étude électromyographique des muscles masticateurs et un enregistrement audiovisuel. Certaines solutions orthodontiques, pharmacologiques et psychologiques ont déjà prouvé leur efficacité. Néanmoins, une meilleure connaissance des mécanismes neurobiologiques incriminés permettrait d’envisager un traitement étiologique.

Le médicament du mois : Lipertance® Atorvastatine - Perindopril - Amlodipine La combinaison fixe d’ASCOT est finalement arrivée

R. P. Radermecker

Rev Med Liege 2017, 72(9),416-422

Résumé : L’association fixe d’atorvastatine, de perindopril et d’amlodipine a été récemment commercialisée par la firme Servier sous le nom de Lipertance®. Il s’agit de la première association statine/ inhibiteur de l’enzyme de conversion/inhibiteur calcique, présente sur le marché belge pour traiter les facteurs de risque que sont l’hypertension artérielle et la dyslipidémie, tant en prévention primaire que secondaire. Les intérêts d’une telle triple thérapie sont nombreux en termes de réduction de morbi-mortalité, notamment cardiovasculaire, comme on a pu l’observer dans l’étude ASCOT. Par ailleurs, associer ces trois molécules entraîne probablement des effets synergiques protecteurs tant sur le plan cardiaque que vasculaire. Outre les effets propres à chaque molécule qui sont bien connus, l’association en monoprise permet d’améliorer l’adhérence thérapeutique qui fait souvent défaut dans la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire. Lipertance® est proposé en différents dosages, à savoir 20/5/5 mg, 20/10/5 mg et 40/10/10 mg, respectivement, pour l’atorvastatine, le perindopril et l’amlodipine. Les contre-indications de cette association sont les mêmes que celles de chaque molécule et il en va de même pour son profil de tolérance.

Vignette thérapeutique de l’étudiant. Quel médicament antidiabétique choisir chez un patient diabétique de type 2 avec insuffisance cardiaque ?

A.J. Scheen , N. Paquot

Rev Med Liege 2017, 72(9),423-428

Résumé : La prévention de l’insuffisance cardiaque suscite un intérêt croissant chez le patient diabétique de type 2 qui cumule divers facteurs de risque pour développer cette complication et qui survit de plus en plus longtemps aux autres complications cardiovasculaires. Outre le traitement classique de l’insuffisance cardiaque, la prise en charge doit sélectionner les médicaments antidiabétiques les plus opportuns. En effet, tous n’ont pas le même impact puisque certains ont montré un effet favorable sur le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque alors que d’autres ont montré un risque accru, soit évident, soit au moins suspecté. Le but de cette vignette clinique est de discuter le choix des médicaments anti-hyperglycémiants chez le patient diabétique de type 2 avec ou à risque de développer une insuffisance cardiaque.

Centre hospitalier universitaire de Liège Revue Médicale de Liège depuis 1946
ISSN : 0370-629X et e-ISSN : 2566-1566
Rédacteur en chef : A.Scheen
Copyright : Revue Médicale de Liège 2002
Dernière modification : 11-09-2017
Université de Liège