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RMLG - Accueil : Articles du numéro en cours
La Revue Médicale de Liège est un outil de formation médicale continue s'adressant tant aux généralistes qu'aux spécialistes et aux étudiants.

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2018 - volume 73 (4)

 
L’image du mois. Anévrysme de l’apex du ventricule gauche chez un patient avec cardiomyopathie hypertrophique apicale

Weerts V , Bruyère PJ , Acasandrei C , Lancellotti P , Davin L

Rev Med Liege 2018, 73(4),165-166

Résumé non disponible

Comment je traite … L’otite moyenne aiguë chez l’enfant

Heinrichs V , Frère J

Rev Med Liege 2018, 73(4),167-172

Résumé : L’otite moyenne aiguë est une affection très fréquente chez les enfants de moins de 2 ans, dont la guérison sera spontanée dans plus de 80 % des cas. Dès lors, une antibiothérapie ne doit pas être systématique. Cette revue reprécise les critères de diagnostic sur base des dernières recommandations publiées pour une utilisation plus judicieuse des antibiotiques. La décision thérapeutique tiendra compte de l’âge de l’enfant, de la sévérité de l’atteinte clinique, du caractère uni- ou bilatéral de l’otite, de la présence d’une otorrhée et d’un éventuel facteur de risque. Une prescription différée d’antibiotiques pourra être discutée dans certaines circonstances. L’amoxicilline reste l’antibiotique de premier choix, en adaptant la posologie pour rester efficace contre les pneumocoques de sensibilité diminuée. L’évaluation de la douleur et le traitement antalgique sont essentiels, quel que soit le choix thérapeutique.

Le cas clinique du mois. Coexistence d’une hernie discale et d’un hématome du psoas révélé par un déficit de L3

Bemora JS , Labidi M , Marijon P , Bouazza S , Aldahak N , Froelich S

Rev Med Liege 2018, 73(4),173-175

Résumé : Un déficit radiculaire est une symptomatologie secondaire à un conflit radiculaire dont la cause la plus fréquente est une hernie discale. Nous rapportons le cas d’un homme de 58 ans sous anticoagulant admis dans le service de neurochirurgie de l’hôpital Lariboisière (Paris) pour un déficit de L3 d’apparition brutale en 24h avec une hernie discale L3-L4 à l’IRM. Par ailleurs, un hématome du psoas est également mis en évidence. Les bilans biologiques révèlent un trouble de l’hémostase. Le diagnostic retenu fut celui d’un hématome spontané par surdosage d’un anticoagulant. L’hématome du psoas survient généralement chez un patient qui a une coagulopathie.

Quelle place pour les diurétiques thiazidiques et apparentés chez les patients diabétiques de type 2 ?

Scheen AJ , Krzesinski JM

Rev Med Liege 2018, 73(4),176-182

Résumé : L’utilisation des diurétiques de type thiazide a été controversée en raison des divers troubles métaboliques qu’ils sont susceptibles d’induire comme manifestations indésirables, notamment les effets diabétogènes. Ces manifestations sont, cependant, moins marquées pour de faibles doses d’hydrochlorothiazide et pour les thiazidiques apparentés comme la chlorthalidone et l’indapamide. Dans des analyses post hoc de sous-groupes de patients avec un diabète de type 2 et une hypertension artérielle, les diurétiques thiazidiques ont montré une réduction significative des événements cardiovasculaires, de la mortalité toutes causes et des hospitalisations pour insuffisance cardiaque par rapport à un placebo. De plus, ils se sont révélés non inférieurs à d’autres antihypertenseurs, en ce compris les inhibiteurs du système rénine-angiotensine chez les patients sans albuminurie. Les bénéfices attribués aux diurétiques thiazidiques, surtout à faible posologie, en termes de protection cardiovasculaire chez le patient diabétique de type 2 hypertendu dépassent largement les éventuels effets secondaires de détérioration de certains paramètres métaboliques. Ainsi, les diurétiques thiazidiques et apparentés, à faible posologie, gardent une place de choix dans le traitement de l’hypertension artérielle chez les patients avec diabète de type 2.

Prise en charge d’un carcinome rénal associé à un thrombus tumoral cave étendu

Battisti C , Sohngen F , Lavigne JP , Andrianne R

Rev Med Liege 2018, 73(4),183-190

Résumé : Chaque grand type de cancer se présente via différents tableaux cliniques typiques et atypiques selon des facteurs anatomo-pathologiques ou encore liés au stade d’évolution. La découverte d’un thrombus tumoral cave étendu associé à un carcinome rénal pose d’emblée des difficultés à la fois pronostiques ainsi qu’au niveau de la mise au point, afin de déterminer les gestes chirurgicaux possibles. Un cas révélé par une thrombose veineuse profonde est rapporté avec des éléments thérapeutiques comprenant un exemple d’alternative chirurgicale, et l’importance du bilan-préopératoire, notamment locorégional, pour l’opérabilité, est soulignée.

Tuberculose ostéoarticulaire : nosologie et pièges diagnostiques

Kabore C , Poncin M , Hurtgen B , Moerman F , Moonen M

Rev Med Liege 2018, 73(4),191-196

Résumé : La tuberculose ostéoarticulaire ou osseuse est une manifestation clinique de la tuberculose extra-pulmonaire, apparaissant lors de la dissémination lympho-hématogène de Mycobacterium tuberculosis à la suite d’une infection pulmonaire primaire ou la réactivation d’une infection latente, des années, voire des décennies après une primo-infection. Il s’agit d’une maladie rare dont les symptômes ainsi que les signes radiologiques sont non spécifiques, ce qui retarde souvent le diagnostic de plus d’un an après les premiers signes cliniques. Les services hospitaliers de première ligne doivent suspecter le diagnostic en cas de pathologie inflammatoire subaiguë des os ou des articulations chez des patients avec comorbidités, surtout s’ils sont originaires de régions endémiques pour la tuberculose. Nous rapporterons un cas clinique caractérisé par des abcès lombaires et pelviens avant d’aborder en détail les différents types d’atteintes squelettiques de la tuberculose au travers d’une revue de la littérature.

Bradykinine et protection cardiovasculaire. Rôle du périndopril, un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine

Lancellotti P , Ancion A , D’Orio V , Gach O , Maréchal P , Krzesinski JM

Rev Med Liege 2018, 73(4),197-205

Résumé : L’endothélium joue un rôle primordial en tant qu’élément du continuum cardiovasculaire. Les facteurs de risque comme l’hypertension et les dyslipidémies déséquilibrent l’homéostasie angiotensine II – bradykinine, ce qui entraîne une dysfonction endothéliale et des modifications de la structure vasculaire favorisant l’athérosclérose et les thromboses. Le but du traitement des facteurs de risque doit être la prévention et la restauration de la fonction endothéliale, mais tous les médicaments à visée cardiovasculaire ne sont pas capables d’inverser la dysfonction endothéliale et les anomalies structurelles vasculaires. L’augmentation des taux de bradykinine est un effet de la prise des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), et représente un élément fondamental de leur mode d’action. La protection cardiovasculaire observée avec les IEC, et non avec les sartans, peut s’expliquer rationnellement par les effets spécifiques de la bradykinine sur l’endothélium. Dans la classe pharmacologique des IEC, c’est probablement le périndopril qui produit les effets les plus puissants sur la bradykinine, ce qui peut expliquer, au moins en partie, la supériorité documentée de ce médicament dans la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires.

Evaluation de la fragilité du sujet âgé au service des Urgences : mythe ou réalité ?

Zulfiqar AA

Rev Med Liege 2018, 73(4),206-210

Résumé : A l’heure actuelle, il est acquis que le dépistage de la fragilité chez le sujet âgé est un enjeu majeur de santé publique. Le dépistage de la fragilité dès l’admission au service des Urgences est indispensable afin d’optimiser la prise en charge du sujet âgé en milieu hospitalier. Idéalement, le rôle d’une équipe mobile de gériatrie (EMG) nous paraît essentiel, prenant le relais du dépistage de la fragilité réalisé aux Urgences (Infirmière d’Accueil/Urgentistes). Cette approche permettrait d’optimiser au mieux la prise en charge intra-hospitalière du patient et de réduire, en conséquence, son passage intra-hospitalier et d’éventuels risques de décompensation de syndromes gériatriques.

Le médicament du mois. L’insuline «faster aspart» (Fiasp®)

Paquot N , Scheen AJ

Rev Med Liege 2018, 73(4),211-215

Résumé : L’insuline aspart ultra-rapide («faster aspart»), commercialisée sous le nom de Fiasp®, est de l’insuline aspart modifiée dans le but de reproduire, de manière plus proche que ne le font les préparations d’insuline à action rapide actuellement disponibles, la sécrétion physiologique prandiale d’insuline. Fiasp® est constituée d’insuline aspart (commercialisée sous le nom de Novorapid®) à laquelle deux excipients (L-arginine et nicotinamide) ont été ajoutés, la L-arginine comme agent stabilisateur de la préparation et la nicotinamide pour favoriser une absorption initiale accélérée après administration sous-cutanée. Les caractéristiques pharmacocinétiques de l’insuline faster aspart présentent le potentiel de mieux mimer la sécrétion précoce d’insuline qui suit le repas et, de ce fait, de contrôler, de manière plus efficace, l’hyperglycémie postprandiale en comparaison à ce que l’on observe avec de l’insuline aspart. Le programme onset d’études cliniques de phase 3 vise à comparer directement l’insuline faster aspart à l’insuline aspart. Ces études ont démontré une réduction significative des augmentations de la glycémie postprandiale (chez les sujets diabétiques de type 1 et de type 2) et de l’hémoglobine glyquée (HbA1C, dans le diabète de type 1), sans augmenter sensiblement le risque d’hypoglycémie. Une analyse post hoc de données rassemblées à partir de six études cliniques réalisées dans le diabète de type 1 a confirmé le bénéfice du profil pharmacocinétique et pharmacodynamique de l’insuline faster aspart par rapport à l’insuline aspart (apparition plasmatique plus précoce de l’insuline et exposition initiale à l’insuline deux fois plus importante, avec une durée d’exposition raccourcie).

Centre hospitalier universitaire de Liège Revue Médicale de Liège depuis 1946
ISSN : 0370-629X et e-ISSN : 2566-1566
Rédacteur en chef : A.Scheen
Copyright : Revue Médicale de Liège 2002
Dernière modification : 20-04-2018
Université de Liège